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Stress Post Trauma
Post Traumatic Stress

Un guide pour s’aider soi-même

Voici les pensées et les sentiments de deux personnes ayant souffert d’expériences traumatisantes.

« Je me sens très mal, très agité et irritable. Ceci ne me ressemble pas du tout. L’accident de voiture s’est produit il y a six mois mais je ne parviens toujours pas à me sentir en sécurité dans une voiture, j’ai si peur que j’évite de voyager partout oùcela est possible. Des images de l’accident me reviennent à l’esprit comme un éclair, elles ne disparaissent pas et même la nuit mes rêves ressemblent plus à des cauchemars où les scènes de l’accident se reproduisent sans cesse ... Ceci me fatigue énormément ... »

« Ma façon entière de voir la vie a complètement changé, je pense sans cesse pourquoi nous? Je me sens très coupable pensant que j’aurais pu en faire plus pour sauver mon ami qui est mort. Je revis I’expérience constamment, je pense sans cesse: « si seulement j’avais fait ceci », « si seulement j’avais fait cela » ..., je me sens parfois très déprimé ...incapable de me détendre et effrayé, je pense que j’aurais pu mourir ..., je ne parviens pas à penser à l’avenir ..., je me sens impuissant ... »

Si vous avez vous-même souffert d’un incident traumatisant vous avez peut être connu des sentiments similaires.

Ce livret a été rédigé par des psychologues et vise à vous aider à comprendre ces réactions et à offrir des suggestions pratiques afin de vous aider à faire face à la situation.

Qu’est ce qu’un incident traumatisant?

Un incident traumatisant peut couvrir n’importe quel évènement sortant du quotidien ordinaire et être profondément pénible.

Un grand nombre de choses peut avoir cet impact. Il peut s’agir d’un incendie, d’un accident, d’un vol ou d’un cambriolage, d’une attaque, ou d’être le témoin d’un évènement traumatisant tel qu’un décès. Il peut s’agir d’un évènement à grande échelle tel qu’une grande catastrophe touchant beaucoup de personnes ou d’un évènement personnel qui vous concerne ou concerne des amis ou des membres de votre famille.

Comment les personnes réagissent-elles après un évènement traumatisant?

Voici certaines des réactions dont vous pouvez souffrir après un évènement traumatisant. Les réactions des personnes se divisent généralement en trois catégories:

  • Revivre le trauma en pensées.
  • Eviter les choses associées ou liées au trauma.
  • Se sentir plus tendu, irritable ou plus éveillé qu’à l’accoutumée.
  • Etre déprimé, pleurer.

Il peut être utile de vérifier si vous souffrez de tels symptômes.

Revivre le trauma en pensées

  • Avoir des images indésirables du trauma vous venir à l’esprit (souvent appelées flashbacks).
  • Faire des rêves bouleversants au sujet du trauma ou des rêves au sujet d’autres choses qui vous effraient.
  • Avoir le sentiment que le trauma se reproduit – de fortes impressions que vous revivez le trauma.
  • Vous sentir très angoissé à l’encontre de situations ou de sentiments vous rappelant le trauma.
  • Connaître des réactions physiques angoissantes, comme desbattements de coeur accélérés, des vertiges etc.… lorsque vous faites face à des souvenirs du trauma ou à des situations qui vous le rappellent.

Eviter des choses liées au trauma et l’engourdissement

  • Essayer d’éviter des pensées, des sentiments et des conversations au sujet du trauma.
  • Eviter des activités, des endroits ou des personnes qui vous rappellent le trauma.
  • Etre incapable de vous souvenir d’évènements liés au trauma.
  • Perdre votre intérêt dans la vie, vous sentir détaché des autres ou ne pas ressentir vos sentiments habituels.
  • Penser que vous n’aurez pas un avenir normal – vous avez peut-être le sentiment que la durée votre existence est limitée.

Se sentir plus tendu et plus irritable qu’a l’accoutumée

  • Se sentir en colère ou irritable
  • Ne pas pouvoir se concentrer
  • Avoir du mal à s’endormir.
  • Se sentir trop éveillé à tout moment et sursauter facilement.

Les réactions du stress post trauma peuvent nous toucher d’au moins quatre façons différentes:

  • Notre façon de nous sentir
  • Notre façon de penser.
  • La façon dont notre corps fonctionne.
  • Notre façon de nous comporter.

Cocher les symptômes dont vous souffrez régulièrement peut peut-être vous aider à comprendre ce que vous ressentez:

Comment vous sentez-vous?

  • Anxieux, nerveux, inquiet, effrayé.
  • Avoir le sentiment que quelque chose de terrible va se produire.
  • Tendu, crispé, à bout de nerfs, instable.
  • Irréel, étrange, sensations de vertige, détaché.
  • Déprimé

Qu’arrive-t-il à votre corps?

Votre coeur s’emballe et bat la chamade.

  • Votre poitrine est comprimée.
  • Vos muscles sont tendus/raides.
  • Vous vous sentez fatigué/épuisé.
  • Vous souffrez de courbatures.
  • Vous souffrez de sensations de vertige, votre tête tourne.
  • Vous vous sentez paniqué.
  • Vous êtes déprimé, abattu, ne savez que faire.
  • Vous êtes en colère.
  • Vous pleurez.

Comment votre esprit fonctionne-t-il?

  • Vous vous inquiétez constamment.
  • Vous ne pouvez pas vous concentrer.
  • Vous souffrez de flashbacks – d’images du trauma envahissant votre esprit.
  • Vous vous sentez entièrement ou en partie responsable du trauma.
  • Vous pensez que cela va se reproduire.
  • Vous êtes incapable de prendre une décision.
  • Vous ressentez du remord, de la honte ou de l’amertume.
  • Vos pensées se précipitent
  • Vous sursautez ou êtes agité.
  • Votre estomac se retourne.
  • Vous souffrez d’insomnies/de cauchemars.
  • Vous sursautez facilement.

Ce que vous faites

  • Vous faites les cent pas.
  • Vous évitez les choses qui vous rappellent le trauma.
  • Vous ne parvenez pas à vous asseoir et à vous détendre.
  • Vous éviter les gens.
  • Vous évitez d’être seul.
  • Vous êtes cassant et irritable.
  • Vous ruinez votre relation de couple.
  • Vous buvez/fumez plus qu’à l’accoutumée.
  • Vous dépendez trop des autres.

Des pensées courantes

« C’était ma faute ».

« Je deviens fou ».

« Je vais avoir une crise cardiaque ».

« Cette chose me contrôle ».

« Je ne parviens pas à m’en sortir ».

« Je vais m’évanouir ».

« Pourquoi ceci a t-il dû se produire? ».

« Je n’en vois plus l’intérêt ».

Pourquoi réagissons nous si fortement face au trauma?

Il y a un grand nombre de raisons qui font que le trauma laisse sur nous un impact émotif aussi fort.

Tout d’abord, il détruit souvent nos croyances de base au sujet de la vie: que la vie est sans danger et assez sécurisante, que la vie a pour nous une forme particulière, une signification et un but. Il se peut que l’image que nous avons de nous-mêmes soit brisée, nous avons peut-être réagit différemment en temps de crise comparé à ce que nous nous attendions ou souhaitions au cours de l’évènement.

Ensuite, le trauma se produit habituellement soudainement et sans prévenir. Nous n’avons pas le temps de nous adapter à cette nouvelle expérience. Il sortira généralement de nos expériences habituelles et nous ne savons que faire ou comment nous comporter. Vous avez peut être pensé que vous alliez mourir et des personnes autour de vous sont peut être décédées et vous êtes en état de choc. Face à un tel danger, notre esprit se raccroche au souvenir du trauma de façon très forte, probablement comme une forme naturelle de se protéger soi-même afin de s’assurer de ne jamais se retrouver dans une situation semblable. Le résultat de ceci est que vous vous retrouvez faisant face aux réactions post trauma décrites ci-dessus.

Que puis-je faire afin de m’aider à surmonter le trauma moi-même?

Il est important de comprendre que les réactions dont vous souffrez sont très courantes à la suite d’un trauma, elles ne constituent pas un signe de « faiblesse » ou de « folie ». Les suggestions suivantes peuvent vous aider à commencer à affronter les réactions post trauma (post traumatic). Les actions décrites pouvant vous aider sont:

  • Donner un sens au trauma
  • Surmonter les flashbacks et les cauchemars
  • Surmonter la tension, l’irritabilité et la colère
  • Parvenir à une résolution
  • Surmonter la déprime

1. Donner un sens au trauma.

Essayez de découvrir autant que possible ce qui s’est réellement passé. Ceci vous permettra de reconstituer une image et de comprendre l’évènement plus clairement. Ceci peut vous aider vers la guérison.

Si d’autres personnes étaient impliquées, parlez-leur et demandez–leur quelles sont leurs opinions des évènements. D’autres victimes, les services de secours ou des passants, peuvent tous être des personnes pouvant vous aider à établir une image plus complète de ce qui s’est passé. Les services de secours sont généralement prêts à vous aider dans de telles circonstances.

Vous trouverez peut-être utile de repenser aux évènements avec d’autres personnes. Vous avez peut-être le sentiment que le trauma a changé votre perception de la vie. Il peut être utile d’essayer de clarifier ce que vous ressentez à présent et le fait d’en parler peut vous aider à le réaliser.

Certaines personnes parlent à un ami, à un parent ou à un conjoint, d’autres consultant leur médecin afin d’accéder au traitement par la parole. D’autres personnes ont trouvé qu’écrire leurs expériences les avait aidées.

Essayez de passer quelques minutes à réfléchir aux moyens pouvant vous aider à donner un sens à ce que vous avez enduré. Essayez de noter des idées:

  • Des personnes àqui parler afin d’en savoir plus.
  • Des personnes avec lesquelles vous pourrez reparler des évènements.
  • Des choses que vous pouvez faire vous-même telles que noter vos expériences.

2. Flashbacks et cauchemars

Un grand nombre de personnes tentent d’oublier l’expérience d’un trauma en essayant de ne pas y penser. Bien que ceci semble une réaction très naturelle, elle ne les aide pas toujours à surmonter le problème. Les personnes constateront peut-être qu’elles continuent à être gênées par des images mentales indésirables intrusives du trauma (flashbacks) et par des rêves déplaisants ou des cauchemars liés au trauma.

L’une des meilleures techniques reconnue pour réduire les flashbacks et les cauchemars est de prendre le temps, chaque jour, de revoir et de repenser aux souvenirs déplaisants ou aux cauchemars.

Un grand nombre de personnes ont constaté que si elles réservaient 20 minutes decalme pour réfléchir, parler ou prendre des notes au sujet du trauma, leurs flashbacks et cauchemars indésirables devenaient graduellement moins forts et moins fréquents. Si vous faites des cauchemars, vous trouverez peut-être utile de faire ceci un peu avant de vous coucher.

Ce procédé peut vous permettre de regagner un certain contrôle de ces pensées plutôt que de les laisser s’immiscer dans votre esprit. Il est important d’essayer de vous souvenir de vous concentrer sur certaines desparties positives de votre situation actuelle lorsque vous vous remémorez le trauma dont vous avez souffert.

Essayez les techniques suivantes:

1. Inscrivez les détails des flashbacks ou des cauchemars dont vous souffrez.

2. Réservez du temps au cours de la journée pour pouvoir réfléchir à ce qui s’est produit. Ceci devrait se dérouler dans un endroit calme et sécurisant.

3. concentrez-vous sur certains descôtés positifs de votre situation actuelle: par exemple, « j’ai survécu et je suis toujours en vie », « j’ai de bons amis qui me soutiennent », « je peux maintenant commencer à préparer un nouvel avenir ».

3. Surmonter la tension, l’irritabilité et la colère

La tension, l’irritabilité et la colère sont des aspects courants d’une réaction post trauma. Il peut aussi y avoir des symptômes physiques y compris de l’essoufflement, le cœur qui s’emballe, halètement, des vertiges et de la tension musculaire. Essayez ces façons de réduire les symptômes physiques.

Afin de réduire la sévérité des symptômes physiques, il est utile de les « étouffer dans l’œuf », en reconnaissant les premiers signes de tension.

Une fois que vous avez remarqué les premiers signes de tension, vous pouvez empêcher l’anxiété de devenir trop sévère en utilisant des techniques de relaxation. Certaines personnes se détendent en faisant de l’exercice, en écoutant de la musique, en regardant la télévision ou en lisant un livre.

Pour d’autres, il est plus aisé d’avoir une série d’exercices à suivre. Certaines personnes constatent que les cours de relaxation ou de yoga les aident le plus, d’autres trouvent les cassettes utiles. Vous pouvez obtenir une cassette de relaxation auprès de votre médecin, et il existe également un choix varié de cassettes de relaxation dans les magasins.

La relaxation doit être apprise et prend du temps comme toute autre chose. L’exercice suivant enseigne la relaxation musculaire profonde, et un grand nombre de gens le trouvent très utile pour réduire des niveaux de tension et d’anxiété en général.

La relaxation musculaire profonde– il est utile de lire les instructions pour commencer et de les apprendre finalement. Commencez par choisir un endroit tranquille, chaud et confortable ou vous ne serez pas dérangé. Choisissez un moment de la journée où vous êtes le plus détendu pour commencer. Allongez-vous, détendez-vous et fermez les yeux. Concentrez-vous sur votre respiration pendant quelques minutes, respirez lentement et calmement: inspirez, deux trois et expirez, deux trois. Répétez-vous les mots « calme » ou « détends-toi » en même temps que vous expirez. L’exercice de relaxation vous fait passer par les différents groupes musculaires, vous enseignant d’abord à vous tendre puis à vous détendre. Vous devriez inspirer lorsque vous vous tendez et expirer lorsque vous vous détendez. En commencant par les mains, serrez-en une fermement. Pensez à la tension que ceci produit dans les muscles de votre main et de votre avant-bras.

Etudiez la tension pendant quelques seconds puis détendez votre main. Remarquer la différence entre la tension et la relaxation. Il se peut que vous ressentiez un léger picotement, ceci est la relaxation qui commence à se développer.

Faites de même avec l’autre main.

A chaque fois que vous détendez un ensemble de muscles, essayez de penser à la sensation éprouvée lorsqu’ils sont détendus. N’essayez pas de vous détendre, laissez seulement la tension disparaître. Laissez vos muscles se détendre autant que possible. Pensez à la différence de sensation entre les muscles tendus et détendus. Maintenant faites de même pour les autres muscles de votre corps. A chaque fois, tendez les pendant quelques secondes puis détendez-les. Etudiez la sensation puis laissez-en disparaître la tension.

Il est utile de garder le même ordre lorsque vous travaillez les ensembles de muscles:

  • Les mains –serrez d’abord, détendez ensuite.
  • les bras – pliez les coudes et tendez les bras. Sentez la tension, particulièrement dans le haut des bras. Souvenez-vous de faire ceci pendant quelques secondes puis de détendre.
  • Le cou – appuyez la tête vers l’arrière et roulez la doucement d’un côté à l’autre. Sentez comment la tension se dissipe. Amenez ensuite la tête vers l’avant dans une position confortable.
  • Le visage – il y a là plusieurs muscles, mais il suffit de se concentrer sur le front et la mâchoire. Tout d’abord, froncer les sourcils vers le bas. Détendez le front. Vous pouvez aussi lever les sourcils, ensuite détendez. A présent, serrez la mâchoire, remarquez la différence lorsque vous détendez.
  • La poitrine – inspirez profondément, attendez quelques secondes, puis remarquez la tension, et détendez. Recommencez à respirer normalement.
  • L’estomac – tendez les muscles de votre estomac aussi fortement que possible puis détendez.
  • Les fesses – serrez vos fesses en même temps, puis détendez.
  • Les jambes – étendez les jambes et pliez les pieds vers votre visage. Finissez en remuant les orteils.

Vous trouverez peut-être plus facile qu’un ami vous lise les instructions. Ne vous acharnez pas trop, cela viendra tout seul.

Afin d’utiliser au mieux la relaxation vous devez:

  • Pratiquer quotidiennement.
  • Commencer à utiliser la relaxation dans des situations quotidiennes.
  • Apprendre à vous détendre sans avoir à tendre les muscles.
  • Utiliser certaines parties de la relaxation pour vous aider dans les situations difficiles, respirer lentement par exemple,
  • Développer un mode de vie plus détendu.

Cet exercice de relaxation est peut-être disponible sur cassette auprès de votre médecin.

Souvenez-vous que la relaxation doit être apprise et prend du temps comme toute autre chose. Notez votre niveau d’anxiété sur une échelle de 1 à 10 avant et après la séance de relaxation.

Respiration Contrôlée

L’halètement est très courant lorsqu’une personne devient anxieuse, en colère ou irritable. Ceci signifie que des changements de respiration se produisent. Les personnes peuvent se mettre à avaler l’air, croyant qu’elles vont suffoquer, ou elles peuvent se mettre à respirer très rapidement. Ceci a pour effet de leur donner le tournis et donc de les rendre plus anxieux.

Essayez de vous apercevoir si vous le faites et ralentissez votre respiration. Adopter un rythme régulier de « inspirer deux trois et expirer deux trois » rendra bientôt votre respiration normale. Certaines personnes trouvent que l’aiguille des secondes d’une montre est utile pour rythmer leur respiration. D’autres trouvent que l’utilisation d’un sac en papier ou de leurs mains en coupe est utile. Vous devez couvrir votre nez et votre bouche pour que ceci fonctionne.

Il faut au moins trois minutes de respiration lente ou dans un sac pour que la respiration redevienne normale.

Les distractions

Si vous pensez à autre chose que les symptômes, vous vous apercevrez qu’ils disparaissent souvent. Regardez autour de vous. Etudiez les choses en détail, les plaques d’immatriculation, le genre de chaussures que portent les gens, les conversations. Encore une fois, vous devez vous distraire pendant au moins trois minutes avant que les symptômes commencent à diminuer.

Même si la relaxation, les exercices de respiration et les techniques de distraction peuvent aider à réduire l’anxiété, il est extrêmement important de savoir que l’anxiété n’est pas néfaste ou dangereuse. Même si nous n’utilisions pas ces techniques, rien de sérieux ne nous arriverait. L’anxiété ne peut pas nous faire de mal, mais elle peut être inconfortable. Ces techniques peuvent aider à réduire cette gêne.

La colère

Il est peut-être bon de parler de vos sentiments de colère avec ceux qui vous entourent. Votre colère ne les vise pas vraiment mais peut parfois être déversée en leur parlant. Dites-leur que votre colère est due à ce que vous avez subi. Demandez-leur d’être patients jusqu'à ce que la colère et l’irritabilité passent, dites-leur de ne pas « le prendre personnellement ».

4. Surmonter le fait d’éviter

Eviter peut prendre plusieurs formes après une expérience traumatisante. Ceci peut inclure éviter de parler du trauma, éviter de devenir bouleverse au sujet du trauma, il peut aussi signifier que vous évitiez tout, toute personne ou toute situation vous rappelant le trauma. Ce fait d’éviter vous empêche de vous dégager du trauma et dans certains cas, il peut vous empêcher de mener votre vie de façon normale.

Essayez de reconnaître les choses que vous évitez, les écrire peut vous aider.

Tracez-vous de très petits buts afin d’affronter ces peurs. Ceci s’appelle « l’échelle de l’anxiété ». Les situations qui nous effraient que peu sont au bas tandis que nos plus grandes peurs sont en haut.

Regarder cet exemple peut vous aider.

Mary se retrouva menacée par une arme à feu alors qu’elle travaillait en tant que caissière dans une banque. Elle ne peut désormais plus se trouver dans de petits bureaux dans des endroits publics, elle évite tous les programmes de télévision et les journaux où il peut y avoir des rapports d’incidents violents. Elle a réalisé l’échelle d’anxiété suivante:

Ce dont elle a le moins peur:

1. Lire les rapports des journaux au sujet de l’attaque.

2. Regarder le journal télévise de 18 heures.

3. Regarder « Crime Watch ».

4. Se tenir devant la banque locale.

5. Entrer dans la banque locale.

6. Entrer dans la banque dans une région bien animée.

7. Entrer dans la banque où l’attaque s’est produite.

Ce dont elle a le plus peur :

Elle commencera par l’étape 1 et travaillera graduellement vers l’étape 7. Elle remarquera que son anxiété réduira graduellement alors qu’elle affronte chaque nouvelle étape et qu’elle commence à surmonter tout ce qu’elle évite.

Souvenez-vous qu’au début vous vous sentirez peut-être anxieux, mais si vous parvenez à demeurer dans la situation que vous craignez vous commencerez petit à petit à vous sentir plus calme.

5. Surmonter la déprime à la suite d’un trauma

Les gens souffrent souvent de déprime à la suite d’un trauma. Ceci peut parfois provoquer des sentiments dévalorisants vis-à-vis de soi-même, de confiance en soi réduite, d’impuissance et de culpabilité.

Il est important de remettre en question toute pensée sombre ou négative. Après un trauma les gens ont tendance à penser et à s’attendre au pire d’eux-mêmes, de leur vie et de l’avenir. Ne restez pas là à accepter ces pensées. Essayez de:

  • Remarquer lorsque vous êtes très déprimé.
  • Notez les pensées déplaisantes que vous avez à ce moment.
  • Essayez de repousser ces pensées en écrivant des arguments contraires. Imaginez ce que vous diriez à des amis s’ils avaient des pensées aussi négatives d’eux-mêmes. Ceci est particulièrement important si vous ressentez de la culpabilité.

Il peut être utile de tenir un journal des choses que vous avez appréciées ou accomplies pendant la semaine. Ceci peut vous aider à vous concentrer sur les choses positives de votre vie plutôt que sur les choses négatives.

Soyez actif

L’activité physique est particulièrement utile. Marchez, courez, faites du vélo, sautez à la corde; tout ce qui commence à augmenter votre activité peut aider à améliorer la façon dont vous vous sentez. Pour commencer, dédiez 15 ou 20 minutes d’activité chaque jour, ou tous les deux jours. Ce genre d’activité physique peut en fait commencer à vous faire sentir moins fatigué, et peut remonter votre moral.

Trouvez quelque chose qui vous intéresse et passez du temps à la faire. Pensez de vous occuper des choses que vous aimez faire habituellement et réservez chaque jour du temps pour ces activités. Vous pourriez peut-être trouver quelque chose de nouveau qui vous intéresse. Certaines personnes trouvent que les activités créatives qui les aident à exprimer leurs sentiments, telles que peindre, écrire de la poésie ou jouer de la musique, peuvent les aider à se sentir mieux.

Prenez soin de vous

Résistez à la tentation de résoudre votre déprime en buvant de l’alcool, en abusant de médicaments ou en prenant des drogues illégales. Ceux-ci peuvent apporter un soulagement immédiat mais peuvent assez rapidement créer des problèmes de santé et psychologiques supplémentaires qu’il vous faudra résoudre. Mangez bien; un régime sain peut aider à vous garder en bonne santé afin de rendre la guérison plus facile.

Essayez de vous faire plaisir avec des choses que vous appréciez habituellement.

6. Quand devrais-je demander une aide supplémentaire?

Nous espérons que les suggestions de ce livret vous ont été utiles. L’angoisse qui survient après un trauma diminue habituellement avec le temps. Si vous trouvez cependant que vous ne faites que peu de progrès, d’autres aides sont disponibles afin de vous aider à surmonter vos problèmes. Pensez-y si votre vie professionnelle ou vos relations sont grandement touchées, si vous avez le sentiment que vous ne vous en sortez plus, ou si vous avez pensé à vous faire du mal. Il vaut aussi la peine de demander de l’aide supplémentaire si vos sentiments ne s’améliorent pas après plusieurs mois.

7. Où puis-je obtenir de l’aide supplémentaire?

Votre médecin est la meilleure personne à qui parler dans un premier temps. Il ou elle a les renseignements sur les services locaux pouvant vous aider. L’infirmière de cabinet médical ou le visiteur santé pourront aussi vous aider.

Victim support est une organisation qui offre du soutien et de l’aide pratique aux personnes qui ont vécu un trauma.

Numéro de soutien de Victim Support: 0845 3030900

supportline@victimsupport.org.uk

Les organisations et les numéros d’aide suivants peuvent être utiles:

  • CRUSE Bereavement Line - un numéro d’aide pour les personnes en deuil et ceux qui s’en occupent. Tel: 0870 1671677
  • Disability - DIAL – réseau de renseignements au Royaume Uni au sujet du handicap et services de conseils dirigé par des personnes ayant une expérience directe du handicap. Tel: 01302-310123.
  • Domestic Violence - Refuge - Numéro d’urgence 24 heures sur 24 apportant des conseils pratiques et du soutien émotif pour les femmes victimes de violence domestique. Tel: 0870 5995443
  • Claims Line Direct - pour ceux qui ont été blessés dans un accident. Vous mettra en contact avec des avocats locaux si nécessaire. Appel gratuit: Tel: 08700 667545.
  • Mind Info line: 08457 660163.
  • NHS Direct – Ligne téléphonique pour obtenir de l’aide/des renseignements. Parlez à une infirmière en toute confidentialité. Appels au tarif local, tel: 08 45 46 47.
  • Rape and Sexual Abuse. Rape Crisis Centre - Ligne téléphonique pour obtenir de l’aide pour les femmes et les jeunes filles ayant été violées ou ayant subi une agression sexuelle. Tel: 0207-8371600.
  • Relate – aide ayant rapport aux problèmes maritaux ou relationnels. Tel: 0845 1304010 (tarif local)
  • Samaritans. Tel: 08457-909090. Soutien confidentiel d’urgence pour toute personne en difficulté.

8. Quelques ouvrages utiles à acheter ou à emprunter auprès de votre bibliothèque

  • Herbert, C., Wetmore, A (1997) Overcoming Traumatic Stress. Robinson London.
  • David Burns (1980). Feeling Good, the New Mood Therapy. New American Library. New York.
  • Gilbert, Paul (1997) Overcoming Depression. Robinson London
  • Hodgkinson, P.E., and Steward, M. (1991). Coping with Catastrophe. Routledge.
  • Kinchin, D. (1994). Post Traumatic Stress Disorder – A Practical Guide to Recovery. Thorsons.
  • Matsakis, A. (1992). I can’t get over it - A handbook for trauma survivors. Harbinger.
  • Parkinson, F. (1993). Post Trauma Stress.

Merci à Victim Support dans le Northumberland pour les commentaires et suggestions utiles apportées à ce livret.

This document was provided by Newcastle, North Tyneside and Northumberland Mental Health NHS Trust. www.nnt.nhs.uk/mh.